On a tous déjà entendu cette phrase, citée mille fois, presque érigée en mantra : « Fais tes projets en silence, la réussite fera du bruit. ». Pendant longtemps, elle a semblé pleine de sagesse. Elle contient cette idée rassurante qu’en avançant dans l’ombre, on se protège. Qu’en taisant nos envies, nos ambitions, on évite les regards malveillants, les sabotages, les énergies négatives. Comme si le simple fait d’en parler pouvait les fragiliser.
Mais aujourd’hui, je crois à une autre vérité. Une vérité plus nuancée, plus vivante, plus alignée avec ce qu’est réellement le chemin de la réalisation personnelle : parler de ses projets, c’est déjà commencer à les rendre possibles.
Le silence ne protège pas toujours, parfois, il isole
Il est vrai que certains rêves ont besoin d’être protégés dans leurs premiers pas. Certains projets nécessitent une incubation silencieuse, un espace intime pour naître et se consolider. Mais le silence permanent peut aussi devenir une barrière, un enfermement. Et surtout, il prive nos idées de la force des rencontres, de la résonance, des soutiens inattendus. Car il suffit parfois de dire, simplement, sans prétention : « Voilà ce que j’ai envie de créer. »
Et soudain, une personne autour de nous connaît quelqu’un qui peut nous aider. Quelqu’un propose une idée qu’on n’aurait pas eue seule. Une connexion se fait. Une porte s’ouvre. Ces moments n’arrivent pas par hasard. Ils arrivent parce qu’on a fait exister nos projets à l’extérieur de nous-mêmes.
Partager, ce n’est pas s’exposer. C’est se positionner.
Il ne s’agit pas de tout dire, ni à tout le monde. Il ne s’agit pas de raconter chaque détail de son parcours ou de chercher une validation extérieure. Il s’agit de poser une intention claire dans le réel. Dire : « je veux écrire », « je veux créer ma marque », « je veux changer de vie », ce n’est pas prétendre qu’on a déjà tout en main. C’est simplement assumer son cap, affirmer un mouvement, même encore flou, même fragile.
Et dans cette parole, il y a un pouvoir immense : celui de s’engager envers soi. Celui d’assumer publiquement ce qu’on aurait parfois eu peur de reconnaître en silence.
Et cette peur, justement, n’est-elle pas le vrai moteur ? Car si parler de ses projets fait peur, c’est bien qu’ils comptent. C’est bien qu’ils touchent quelque chose de vrai, d’important, de vivant. Ce n’est pas le regard des autres qui freine. C’est souvent le nôtre. On dit qu’on a peur du mauvais œil, du jugement, des critiques. Mais bien souvent, la voix qui doute le plus fort est déjà en nous. Ce n’est pas le monde extérieur qui nous empêche de faire, c’est l’écho intérieur de nos propres résistances.
Et parfois, c’est plus confortable de blâmer ce qui nous entoure que de regarder en face ce qu’on n’ose pas : «On ne peut pas toujours blâmer les autres et leur en vouloir de faire ce que nous avons simplement eu peur de faire. ». Ce constat est dur. Il pique. Mais il libère aussi.
Il nous ramène à une vérité simple : la responsabilité de ce que l’on crée nous appartient. Et ça, c’est une excellente nouvelle. Car cela signifie qu’on n’est pas dépendant des autres pour passer à l’action. On peut commencer à son rythme, avec ses moyens, avec ce qu’on a déjà. Et surtout, on peut choisir chaque jour de ne pas rester spectateur de sa propre vie.
La réussite n’est pas un accident. Elle est un état d’esprit.
Il y aura toujours des coups durs. Des déceptions. Des phases de stagnation. Parfois, des tempêtes. Mais ce qui fait la différence, ce n’est pas l’absence d’épreuve. C’est la manière dont on rebondit. Quand on adopte une posture de clarté, de responsabilité, d’élan intérieur, les choses commencent à se déplacer. On attire d’autres types de conversations. D’autres types de soutiens. On cesse d’attendre. On agit. Et cette énergie là celle du passage à l’acte, même petit — est mille fois plus puissante qu’une intention gardée sous silence.
Créer du bruit ? Non, créer du lien.
Parler de ses projets ne doit pas être un geste stratégique. C’est un acte de lien. C’est dire au monde :
« Voilà ce que j’ai en tête. Voilà ce que j’aimerais construire. Est-ce que ça résonne chez toi ? »
Et parfois, oui, ça résonne. Quelqu’un s’y reconnaît. Quelqu’un tend la main. Quelqu’un donne l’impulsion qui manquait. Le bruit ne vient pas toujours de la réussite spectaculaire. Il vient de ces liens sincères, de ces actes assumés, de ces pas faits dans la bonne direction, sans bruit, mais avec foi. Ce n’est pas parce qu’on en parle que ça ne se fera pas. C’est parce qu’on en parle que ça commence à devenir possible.
Soit fortifié
Xoxo 💋
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