Quand dire non à l’alcool devient plus fatigant que boire

Je suis tombée récemment sur une vidéo d’un influenceur qui parlait de son rapport à l’alcool et du fait qu’il essayait d’arrêter de boire. Il expliquait que parfois l’envie est forte, mais que ce qui est encore plus difficile, c’est l’entourage. Les remarques, les petites phrases, les tentations permanentes. On lui dit qu’il ne tiendra pas, on lui dit « allez juste un peu », « juste un verre », « tu peux bien faire une exception ». En regardant cette vidéo, je me suis rendu compte que même si mon histoire est différente, je reconnaissais très bien ce mécanisme. Cette pression sociale autour de l’alcool est tellement banalisée qu’on oublie parfois qu’il est aussi possible de ne pas boire. Moi par exemple, je ne bois pas. Et ce n’est ni pour des raisons religieuses ni pour une posture morale. C’est simplement parce que j’ai compris très tôt que mon corps n’était pas fait pour ça.

La première fois m’a suffi

La seule vraie fois où j’ai bu, j’avais environ 15 ou 16 ans. C’était après l’enterrement du père d’une copine. Dans beaucoup d’endroits en Afrique, après les funérailles, les proches se retrouvent dans un bar ou dans un lieu convivial pour se soutenir et partager un moment ensemble. Ce jour-là, j’ai bu une simple canette en pensant que ce n’était rien. Mais pour moi, ça a été une catastrophe. J’étais complètement ailleurs, au point de raconter des choses qu’on m’avait confiées en secret. On a dû me ramener chez moi, me mettre sous la douche, et même 48 heures plus tard je ressentais encore les effets de l’alcool. Ce jour-là, j’ai compris quelque chose de très simple : mon corps ne supporte pas l’alcool.

La confirmation des années plus tard

Des années plus tard, par simple curiosité, j’ai voulu vérifier si c’était toujours le cas. C’était en 2018, au retour d’un séjour à l’île de Ré. J’ai simplement pris une gorgée d’une bouteille qu’on avait ramenée. Et le résultat a été exactement le même. Étourdie, pas bien, comme si mon corps me disait clairement « non merci ». Certaines personnes apprécient l’alcool et le vivent très bien, mais pour moi c’est tout l’inverse : la réaction est immédiate et désagréable.

Le plus fatigant, ce sont les gens qui insistent

Au final, ne pas boire n’est pas ce qu’il y a de plus difficile. Le plus fatigant, ce sont souvent les réactions des autres. Ceux qui savent très bien que tu ne bois pas mais qui continuent quand même à insister : « allez juste un verre », « goûte au moins », « tu abuses ». À force, dire non peut devenir plus épuisant que boire. Pendant mes années étudiantes et certaines soirées, j’ai surtout réalisé une chose : ne pas boire dérange parfois plus les autres que la personne qui a fait ce choix.

La fête peut exister sans alcool

Je n’ai jamais été l’étudiante festive qu’on imagine avec des verres à répétition. Mais cela ne veut pas dire que je n’ai pas profité des moments, des rencontres ou des soirées. J’ai simplement toujours préféré rester fidèle à ce que je sais être bon pour moi. On peut rire, discuter, danser, voyager et célébrer des moments sans alcool. La fête ne dépend pas de ce qu’il y a dans un verre.

Le vrai sujet : respecter les choix des autres

Au fond, la question n’est même pas l’alcool. Le vrai sujet, c’est le respect des choix des autres. Accepter que quelqu’un fasse différemment, même si cela ne ressemble pas à ce que l’on considère comme normal. Parce que la liberté, c’est aussi pouvoir dire non sans avoir à se justifier. Et continuer à profiter de la vie exactement comme on l’entend.

Bref je suis ennuyeuse avec mon jus d’orange 😅

Xoxo 💋


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