Ta confession est ta possession : les mots que tu te répètes façonnent-ils ta vie ?

Plus jeune, lorsque j’habitais encore au Congo, j’avais 13 ou 14 ans. À cette époque, j’allais régulièrement à la Chapelle des Vainqueurs, une église où les prédications étaient très axées sur la foi, mais aussi sur la motivation chrétienne et le dépassement de soi. C’est là que j’ai entendu une phrase qui est restée gravée dans ma mémoire : « Ta confession est ta possession». À l’époque, je trouvais cette phrase marquante sans vraiment en saisir toute la profondeur. Pourtant, des années plus tard, je m’en souviens encore. Plus je prends de l’âge, plus je réalise qu’elle contient une part de vérité.

L’idée était simple : si tu passes ton temps à dire que tu es nul, tu finiras par te convaincre que tu l’es. Si tu répètes sans cesse que tu n’y arriveras jamais, que ce n’est pas pour toi ou que tu n’es pas capable, tu risques de ne même plus essayer. À force d’entendre les mêmes mots, notre cerveau finit parfois par les accepter comme des vérités. À l’inverse, se dire que l’on va apprendre, progresser ou trouver une solution ne garantit pas la réussite. En revanche, cela nous met dans une posture complètement différente. On ose davantage, on persévère plus facilement et on voit les difficultés comme des étapes plutôt que comme une preuve de notre incapacité.

Avec le recul, je pense que cette phrase peut être formulée de plusieurs façons, tout en gardant la même idée.

  • Ta déclaration devient ta réalité.
  • Tes paroles façonnent ta vie.
  • Ce que tu te répètes finit par te construire.
  • Tes mots créent tes habitudes.
  • Tes pensées deviennent tes actions.
  • Ta confession façonne ton avenir.

Je ne crois pas pour autant qu’il suffise de répéter des phrases positives pour que tout change. Les mots ne remplacent ni le travail, ni les compétences, ni les efforts. En revanche, ils influencent notre manière de penser, et notre manière de penser influence nos décisions. Nos décisions deviennent ensuite des habitudes, et ce sont souvent ces habitudes qui finissent par construire notre vie.

Depuis, j’essaie de faire attention aux mots que j’utilise lorsque je parle de moi-même. Au lieu de dire « je suis nulle », je préfère dire « je ne sais pas encore ». Au lieu de penser « c’est impossible », je me demande plutôt « comment puis-je y arriver ? ». Ce n’est pas seulement une question de vocabulaire. C’est une façon de rester dans une dynamique de progression plutôt que de résignation. Je le disais encore récemment dans le cadre professionnel récemment débattre sur le fait que cette tâche est dense n’avance en rien, puisque ça fait partie du travail à effectuer dans le service par contre commencer à réfléchir à comment faire pour que les choses avancent petit à petit c’est plus constructif.

Cette phrase entendue à la Chapelle des Vainqueurs, alors que je n’étais qu’une adolescente, m’accompagne encore aujourd’hui. Je ne la prends pas comme une formule magique, mais comme un rappel : les mots que nous choisissons pour parler de nous-mêmes ont plus de pouvoir qu’on ne l’imagine. Alors autant choisir des mots qui nous poussent à avancer plutôt que des mots qui nous enferment.

Xoxo 💋


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