Visiter Budapest en solo : que voir et que faire en 3 à 5 jours

Budapest faisait partie des villes que je voulais découvrir depuis longtemps. Ce voyage est aussi un petit cap personnel : mon cinquième voyage solo. Les premiers, je les avais vécus comme un défi. Voyager seule, me prouver que j’en étais capable, sortir des habitudes. Cette fois, c’était différent, je suis partie naturellement, sans me poser mille questions, comme si voyager seule était devenu ma normalité. Je ne connais pas la Hongrie donc je découvre le pays à travers cette escapade pour la première fois.

Je suis partie de Nantes, pour un vol d’environ 2h20, avec easyJet. J’avais réservé mon billet en juillet 2025 pour un départ en mars 2026, et je l’ai payé 108€ aller-retour réservée en juillet 2025. Le séjour était prévu du lundi au vendredi, avec une arrivée vers 19h.

Pour l’hébergement, j’ai choisi un hôtel un peu à l’écart du centre touristique. Je ne voulais pas être dans un quartier trop bruyant. L’hôtel était neuf, moderne et très propre, avec des chambres équipées d’une petite cuisine (plaque, frigo, évier). Pas de télévision, mais plusieurs espaces communs très agréables : salle de sport, billard, salons pour se poser. Le métro ligne M3 station Semmelweis Klinikák se trouvait à environ 200 mètres, ce qui rend les déplacements très simples. L’hebergement c’est le Dean’s Home Budapest, j’ai payé 250€ pour 4 nuits.

Jour 1 : Arrivée à Budapest, installation et premiers pas

Je suis arrivée à Budapest vers 19h. Fatiguée par la journée, j’ai regardé rapidement l’option Uber depuis l’aéroport. Mais dans le cas de Budapest, le prix était environ deux fois plus élevé que les transports en commun pour tout le séjour. J’ai donc pris l’option simple comme prévue: bus 200E juste à la sortie puis métro ligne M3. Une fois arrivée à l’hôtel, je me suis installée tranquillement et j’ai fait quelques courses au supermarché juste à côté pour la soirée. Première nuit, repos. Parfois, en voyage, la meilleure activité du premier soir reste simplement de dormir.

Jour 2: Les grandes cartes postales et incontournables de Budapest

Le Bastion des pêcheurs (Halászbástya)

J’ai commencé la matinée sur les hauteurs au Bastion des pêcheurs. J’ai choisi d’y aller assez tôt le matin, et c’est clairement ce que je recommande. Plus la journée avance, plus l’endroit devient fréquenté. Venir tôt permet vraiment de profiter du lieu plus tranquillement et de prendre le temps d’admirer la vue sur la ville. Malgré son nom, ce lieu n’a jamais été une forteresse. Il s’agit d’une terrasse panoramique construite à la fin du XIXᵉ siècle, qui rend hommage aux pêcheurs qui défendaient autrefois cette partie des remparts. La vue sur le Danube et le Parlement hongrois est spectaculaire. Je suis montée sur la terrasse panoramique pour environ 4€ afin d’avoir la vue complète sur la ville.

Église Matthias (Mátyás-templom)

Juste à côté se trouve l’église Matthias, une église catholique emblématique de Budapest, connue pour son toit coloré et pour avoir accueilli plusieurs couronnements royaux. J’aime bien visiter les églises en hommage à toute ma famille catholique. L’entrée coûte environ 8€. Petit détail important : les épaules doivent être couvertes et les casquettes sont interdites, sinon l’entrée peut être refusée.

Déjeuner hongrois chez Arany Hordó Vendéglő

Avant de poursuivre la visite, je me suis arrêtée déjeuner au restaurant Arany Hordó Vendéglő. J’y ai goûté une goulash soup, la soupe traditionnelle hongroise à base de bœuf, de paprika et de légumes, du piment et du manioc n’aurait pas été de trop (mama Africa ah ah).

Château de Buda (Budai Vár)

Après le déjeuner, direction le château de Buda, ancien palais royal qui domine la ville. Je me suis promenée dans tout le quartier du château, en passant par les différentes entrées et les points de vue. C’est un endroit où l’on peut facilement rester longtemps simplement à regarder la ville. Sur place, je me suis aussi offerte un petit plaisir : un chimney cake (kürtőskalács), une pâtisserie hongroise cuite autour d’un cylindre et recouverte de sucre ou de cannelle. Comme j’avais déjà vu les panoramas depuis le Bastion des pêcheurs, je n’ai pas pris le funiculaire (5€ pour un trajet). La descente à pied est tout aussi agréable.

Pont des Chaînes (Széchenyi Lánchíd)

Je me suis ensuite dirigée vers le Pont des Chaînes (Széchenyi Lánchíd) et je l’ai traversé à pied pour rejoindre l’autre rive du Danube. C’est l’un des ponts les plus emblématiques de Budapest et celui qui relie historiquement Buda et Pest, les deux parties de la ville qui ont fini par former la capitale actuelle. En marchant dessus, on profite d’une très belle vue sur le Danube, sur les quais et sur les grands bâtiments qui bordent le fleuve. C’est un passage presque incontournable quand on visite Budapest, et c’est aussi un endroit où l’on prend vraiment conscience de la façon dont la ville s’organise autour du fleuve.

Chaussures du Danube (Cipők a Duna-parton)

En longeant le Danube, je suis passée devant le mémorial des Chaussures du Danube, un hommage aux victimes juives exécutées sur ces quais pendant la Seconde Guerre mondiale.

Parlement hongrois (Országház) et Virée aller retour dans le Tram 2

Je suis ensuite arrivée devant le Parlement hongrois, l’un des bâtiments les plus impressionnants de la ville. Pour découvrir la ville autrement, j’ai pris le tram 2, qui longe le Danube et offre de très beaux panoramas.

La grande roue de Budapest

En fin de journée, je me suis arrêtée près de Deák Ferenc tér pour faire un tour dans la grande roue de Budapest (Budapest Eye). C’est une activité assez touristique, mais elle permet d’avoir une belle vue sur le centre-ville et les grandes avenues autour de la place. Le tour dure quelques minutes et coûte environ 13 €. Ce n’est pas une activité indispensable pour découvrir Budapest, mais cela reste un moment sympa pour prendre un peu de hauteur et observer la ville autrement… surtout pour ceux qui n’ont pas peur de la hauteur.

Ancien ghetto et quartier juif de nuit

La journée s’est terminée dans le quartier juif, qui correspond en partie à l’ancien ghetto de Budapest pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, le quartier est très animé. On y trouve les fameux ruin bars, installés dans d’anciens immeubles abandonnés. Le plus connu est Szimpla Kert, avec sa décoration faite d’objets récupérés et son ambiance très particulière.

C’était clairement la journée la plus intense du séjour. Le fait d’avoir fait autant dès cette journée m’a permis ensuite de profiter beaucoup plus tranquillement des jours suivants.

Jour 3 : Prendre le temps, Budapest à mon rythme

Ce troisième jour, je me suis levée tard. J’avais envie de flâner, marcher, regarder la ville vivre.

Déjeuner tardif chez TwentySix Budapest

Je me suis arrêtée chez TwentySix Budapest, un restaurant très végétalisé et très instagrammable. Dès l’entrée, on a l’impression de rentrer dans une petite jungle urbaine : des plantes partout, suspendues au plafond, le long des murs, autour des tables. La décoration est très travaillée et l’endroit est clairement pensé aussi pour les photos. L’ambiance est agréable et assez reposante, surtout après avoir beaucoup marché dans la ville la veille. En revanche, le service m’a laissé un ressenti plus mitigé : ma commande a été oubliée et j’ai dû attendre assez longtemps avant de relancer. C’est seulement à ce moment-là qu’on m’a expliqué que mon repas n’avait finalement pas été envoyé en cuisine. Les tarifs, eux, sont assez élevés et restent finalement très proches de ceux que l’on peut trouver en France.

Flânerie dans l’ancien ghetto de Budapest

Je me suis ensuite promenée dans l’ancien ghetto juif de Budapest, un quartier qui garde encore les traces de son histoire tout en étant aujourd’hui très animé. J’ai simplement parcouru quelques rues, pris le temps de regarder l’architecture, les façades, les petits commerces et l’ambiance du quartier. Après cette courte balade, je suis remontée vers l’avenue principale pour rejoindre Váci utca, l’une des grandes rues commerçantes de Budapest, très fréquentée et bordée de nombreuses boutiques. En chemin, je me suis aussi arrêtée pour goûter un autre chimney cake (kürtőskalács), une spécialité sucrée qu’on trouve facilement dans les rues du centre.

Découvrir la ville en tram tram 41 Bécsi út

Je suis revenue vers le pont ensuite pris le tram 41 jusqu’à son terminus du côté de Bécsi út. C’est une habitude que j’ai en voyage : prendre certaines lignes de tram ou de métro et regarder la ville défiler. On découvre des quartiers qu’on ne verrait jamais autrement. Le soir, j’ai repris le tram en passant près du Parlement illuminé et des ponts du Danube. Budapest est très belle la nuit.

Jour 4: Les thermes et la vie locale

Thermes Széchenyi (Széchenyi Gyógyfürdő)

Impossible de venir à Budapest sans tester les thermes, c’est clairement un incontournable de la ville. On conseille souvent d’arriver très tôt… et pour une fois, ce n’est pas un mythe. Je suis arrivée vers 7h50 et j’avais le droit d’y rester jusqu’à 17h, et à 9h30 il y avait déjà beaucoup plus de monde. L’entrée coûte environ 27 € pour la journée, avec un bracelet qui sert pour les casiers.

Les bassins extérieurs sont chauffés à environ 38 degrés, ce qui permet d’en profiter même quand il fait frais dehors. Prévoyez des tongs pour passer de l’intérieur à l’extérieur. Ce jour-là, il faisait d’ailleurs un peu frisquet, mais une fois dans l’eau, cela allait très bien. Le complexe comprend aussi plusieurs saunas, avec différentes températures, ainsi que des bassins chauds et froids. Cet espace-là est vraiment intéressant, surtout si on aime alterner les ambiances.

En revanche, il faut être honnête : les grands bassins intérieurs et extérieurs peuvent vite devenir très fréquentés. Même si le calme est demandé et que le personnel essaie de réguler l’ambiance, cela reste quand même un lieu collectif très fréquenté, et dès qu’il y a du monde, cela devient forcément plus bruyant. Clairement, cela reste une expérience à faire, mais tout le monde ne sera pas forcément à l’aise de la même façon. On est quand même sur un esprit grande piscine publique, même si le cadre est joli.

Le personnel vérifie régulièrement la température des bassins et aussi l’état de l’eau, ce qui est rassurant. Mais pour les personnes très sensibles aux bains collectifs ou des grands bassins publics ou très à cheval sur le commun = microbes, c’est un détail à garder en tête. Si vous êtes un peu phobique, l’expérience peut tout de même rester très agréable. Le complexe propose en réalité beaucoup de variétés de saunas, de spas et de bains à différentes températures, ce qui permet de se poser dans des espaces plus calmes. On peut donc tout à fait profiter de l’endroit autrement et passer un très bon moment, même si l’on n’est pas forcément à l’aise dans les grands bassins collectifs. Il me semble aussi avoir vu un panneau pour les sans vêtements, sans maillots.

Il existe aussi une option beer spa, accessible en supplément. Là, on est dans un espace beaucoup plus calme, avec deux salles plus petites. Dans l’une, on est environ trois, dans l’autre environ six, donc l’ambiance est beaucoup plus paisible. Il existe aussi des versions sans alcool, avec du thé ou de l’ice tea.

Un point qui peut être utile à savoir : les thermes sont officiellement interdits aux enfants de moins de 14 ans. C’est en tout cas ce qui est indiqué dans les règles. Après, je ne peux pas confirmer à quel point cette règle est réellement contrôlée. Personnellement, aucune pièce d’identité ne m’a été demandée à l’entrée. J’ai simplement acheté mon billet, récupéré mon bracelet et je suis entrée. J’ai aussi vu sur Instagram une personne qui y est allée avec son enfant qui semblait avoir moins de 14 ans. Donc difficile de savoir si les contrôles sont systématiques ou non.

Fashion Street et Váci utca

Après les thermes, je suis retournée dans le centre pour passer par Fashion Street, une zone commerçante plus chic, très propre, très lisse, avec les grandes enseignes internationales. J’ai ensuite continué ma balade dans Váci utca la grande rue piétonne commerçante de Budapest (prise depuis le début car la veille j’étais partie du milieu), des magasins plus communs comme Zara, Hm etc …C’est l’une des rues les plus fréquentées du centre, avec beaucoup de boutiques, de cafés, de restaurants et de touristes.

L’installation Moon Budapest

En me promenant dans le centre, je suis tombée sur Moon Budapest, une grande sphère suspendue qui représente une lune géante, installée dans un petit passage près de Váci utca, du côté de Március 15 tér. L’installation attire pas mal de regards et c’est devenu un petit spot photo du centre-ville. Le passage est assez agréable, avec quelques cafés et terrasses autour.

Grand Marché couvert (Nagyvásárcsarnok)

Je suis ensuite arrivée au Grand Marché couvert de Budapest, le plus célèbre de la ville. Le bâtiment est très beau, et surtout très grand, réparti sur deux niveaux. On y trouve un peu de tout : de l’alimentaire, des vêtements, des souvenirs, de l’artisanat, du made in Hungary, du made in China, des spécialités locales et des petits objets touristiques. C’est vraiment un endroit où l’on sent qu’il y a de tout et pour tout le monde. Il y a énormément de stands et énormément de vendeurs, avec des profils très variés. C’est un marché vivant, dense, avec beaucoup de passage. Personnellement, je n’y ai rien acheté de particulier, parce que j’avais déjà pris mes souvenirs dans le centre-ville, et je n’ai pas trouvé que les prix étaient fondamentalement différents. Mais cela reste une expérience à faire, ne serait-ce que pour voir l’endroit et sentir l’ambiance.

Virée en Tram 41 direction Kamaraerdő

Pour finir la journée, j’ai repris le tram 41, cette fois dans le sens de Kamaraerdő jusqu’au terminus. Ce trajet permet de découvrir un Budapest beaucoup plus local, loin des zones touristiques. On voit des maisons, des immeubles résidentiels, de la verdure, des constructions beaucoup plus ordinaires, mais aussi beaucoup plus vraies.

C’est aussi quelque chose que j’aime faire en voyage : prendre les lignes de tram, touristiques ou non, jusqu’au bout. Je le fais aussi bien en France qu’à l’étranger, parce que je trouve que c’est une autre façon de découvrir une ville.

Jour 5 : Dernières heures à Budapest

Pour ce dernier jour à Budapest, je me suis levée tranquillement vers 11h. J’ai libéré ma chambre, mais l’hôtel proposait de garder les bagages gratuitement, ce qui m’a permis de profiter encore un peu de la ville avant de partir pour l’aéroport.

Pause repas au Blueberry Brunch

Je suis ensuite partie en direction de la basilique Saint-Étienne (Szent István-bazilika). Juste avant d’y arriver, je suis passée devant un restaurant appelé Blueberry Brunch. La vitrine était très attirante et les plats avaient vraiment l’air appétissants. Je me suis donc arrêtée pour un brunch. J’y ai pris un avocado toast, qui était vraiment très bon.

La basilique Saint-Étienne de Pest

Après ce petit brunch, direction la basilique Saint-Étienne de Pest, l’une des églises les plus importantes de Budapest, reconnaissable à sa grande coupole qui domine le centre-ville. J’ai choisi l’option visite de l’église + accès au panorama, ce qui m’a coûté au total 6800 forints (environ 17 €). L’accès à la terrasse panoramique peut se faire de plusieurs façons : soit à pied avec environ 300 marches, soit par ascenseur jusqu’au troisième étage puis un second ascenseur et quelques marches, soit encore avec un premier ascenseur puis une centaine de marches. Une fois en haut, la vue est très belle : on aperçoit la grande roue de Budapest, les toits du centre-ville et une bonne partie de Buda de l’autre côté du Danube.

Liberty Square (Szabadság tér)

Après cette visite, je suis allée faire un tour à Liberty Square (Szabadság tér), une grande place entourée de beaux bâtiments. L’endroit est agréable, avec des jets d’eau, des espaces pour se poser et même une aire de jeux pour enfants. J’ai pris le temps de m’y arrêter quelques minutes.

Le quartier juif et les ruins bars de jour

Ensuite, direction le quartier juif pour aller voir les ruin bars. J’y suis arrivée à l’ouverture vers 15h, ce qui m’a permis d’être parmi les premiers à entrer. C’était idéal pour vraiment prendre le temps de découvrir l’endroit à la lumière du jour, on voit beaucoup mieux la décoration, les différentes pièces et tous les objets insolites qui composent le lieu. L’ensemble est à la fois étrange, surprenant et très original, et c’est tout aussi impressionnant de jour que le soir. Après cette dernière visite, il était déjà temps de retourner à l’hôtel récupérer ma valise et prendre la direction de l’aéroport.

Budapest : petits repères utiles pour le séjour

La Hongrie dans l’Union européenne… mais sans l’euro

La Hongrie fait partie de l’Union européenne, mais le pays n’utilise pas l’euro. La monnaie locale est le forint hongrois. J’ai quasiment tout payé par carte bancaire : restaurants, boutiques, activités… La carte est acceptée presque partout. J’ai retiré seulement 10 à 15 € en espèces. La seule chose pour laquelle il faut vraiment de la monnaie : les toilettes publiques, qui coûtent souvent 250 ou 500 forints.

Se déplacer à Budapest, un jeu d’enfant

Budapest est une ville très bien desservie par les transports en commun. On y trouve un réseau complet de métros, trams et bus, ce qui permet de se déplacer très facilement d’un quartier à l’autre. Pour mon séjour, j’ai pris un pass transports de 72 heures, qui coûtait environ 14 €. Il permet d’utiliser librement le métro, les tramways et les bus, et il inclut aussi le trajet depuis l’aéroport avec le bus 200E. Pour les pass on peut choisir la date et l’heure de début. Une fois ces 72 heures terminées, j’ai simplement complété avec un pass de 24 heures, ce qui m’a permis de couvrir toute la durée de mon séjour sans avoir à acheter des tickets à l’unité. C’est clairement l’option la plus simple et la plus pratique quand on reste plusieurs jours.

Autre chose qui m’a marquée : les contrôles sont fréquents. On croise régulièrement des contrôleurs. Ils sont souvent habillés en civil et montent comme des passagers classiques. Cela peut surprendre au début, mais cela explique aussi pourquoi le réseau fonctionne bien. Globalement, les transports sont très efficaces, très propres et très réguliers, et ils permettent vraiment de parcourir la ville facilement, même si on loge un peu en dehors du centre.

L’eau à Budapest, petit détail à connaître

Un autre petit détail que j’ai découvert sur place concerne l’eau. Dans la ville, on trouve assez facilement des fontaines d’eau, ce qui permet de remplir une gourde ou une bouteille pendant la journée. C’est pratique quand on marche beaucoup. En revanche, si vous achetez de l’eau en bouteille dans les magasins, il faut faire un peu attention aux couleurs des bouchons. Je me suis fait avoir au début. En Hongrie, le bouchon rose correspond généralement à l’eau plate, l’équivalent de notre eau naturelle comme la Cristaline. Ce qu’une vendeuse m’a expliqué, après ma bourde les bouchons verts ou bleus correspondent à l’eau gazeuse, mais avec différents niveaux de gaz. Ce qui peut être trompeur, c’est que certaines bouteilles indiquent “naturel” ou “minéral”, mais cela ne veut pas forcément dire sans gaz. Le plus simple est donc de regarder la couleur du bouchon, ou de traduire directement l’étiquette avec un traducteur sur le téléphone pour vérifier le type d’eau. C’est un petit détail, mais quand on veut simplement de l’eau plate après avoir beaucoup marché, ça évite quelques surprises.

Un petit bilan s’impose

Concernant la météo, la pluie était annoncée quasiment toute la semaine, sauf le premier jour. Finalement, j’ai eu plutôt de la chance. Il a fait assez bon pour visiter et marcher toute la journée sans avoir trop chaud. Les températures étaient idéales pour se balader dans la ville. La pluie n’est arrivée qu’en fin de séjour, le jour 4, en fin de journée, pendant que je faisais justement le tour de la ligne de tram 41.

Budapest reste une capitale relativement accessible pour un city-trip, mais ce n’est pas non plus une destination particulièrement bon marché. Les prix restent assez proches de ceux que l’on peut trouver dans certaines villes européennes, surtout pour les restaurants ou certaines activités. La Hongrie a aussi connu une forte inflation ces dernières années, avec des hausses de prix importantes avant un ralentissement plus récent.  Dans mon ressenti, si je compare par exemple avec la République tchèque que j’ai visitée récemment, Budapest m’a semblé globalement un peu plus chère sur plusieurs dépenses du quotidien.

Concernant la restauration, j’ai mangé un peu partout et de tout pendant le séjour. J’ai bien sûr mangé hongrois mais aussi d’autres choses selon l’endroit où je me trouvais au fil de mes balades et du moment où j’avais faim. Dans le quartier juif, par exemple, on trouve beaucoup d’adresses rapides comme des kebabs ou des comptoirs pour manger sur le pouce. J’ai aussi testé un restaurant italien à un moment du séjour. Je ne suis pas forcément dans une démarche très “foodie” quand je voyage : je mange plutôt là où je me trouve, en fonction de la journée et des visites.

J’ai aussi retrouvé une pâtisserie que j’aime beaucoup : le chimney cake (kürtőskalács). C’est une spécialité d’origine hongroise, même si je l’avais découverte pour la première fois lors de mon voyage solo à Gibraltar, puis beaucoup mangée ensuite pendant mon voyage solo en République tchèque. À Budapest, je l’ai trouvé encore plus bon, avec parfois une préparation un peu différente selon les stands. En revanche, j’ai aussi remarqué que les prix peuvent énormément varier d’un endroit à l’autre, avec des écarts parfois assez importants pour exactement le même produit.

Si je devais donner un conseil pour visiter Budapest, ce serait simplement de prendre le temps de marcher et d’observer la ville. Les incontournables se découvrent assez facilement, mais c’est souvent en se promenant entre deux visites que l’on ressent vraiment l’ambiance de la ville et que l’on découvre ses plus beaux points de vue.

Contrairement à mes premiers voyages solo, je n’ai pas ressenti cette fois la fierté de voyager seule. C’est devenu naturel. Et finalement, c’est peut-être ça le vrai changement : ne plus voir le voyage solo comme un défi… mais simplement comme une manière normale de vivre et de voyager .

Enjoy Budapest!

Xoxo 💋


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Une réflexion sur “Visiter Budapest en solo : que voir et que faire en 3 à 5 jours

  1. Budapest a l’air d’être une super destination pour un solo trip et même en couple avec/sans enfants surtout avec un logement bien situé comme celui que tu as choisi. Le rapport qualité/prix est vraiment intéressant, pareil pour le vol. Tu as clairement fait une bonne affaire ! Je le mets dans ma liste de voyage BON PLAN .

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