L’intelligence artificielle dans nos vies : jusqu’où aller 

L’intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans notre quotidien et, qu’on le veuille ou non, elle est en train de modifier certaines de nos habitudes. On la retrouve dans nos téléphones, nos entreprises, nos recherches sur Internet et même dans nos créations. Certains y voient une avancée formidable, tandis que d’autres s’inquiètent de ses conséquences sur l’emploi, notre créativité ou encore notre capacité à réfléchir par nous-mêmes. Et je dois dire que je comprends les deux positions. Je trouve même que ces inquiétudes sont nécessaires, parce qu’elles nous obligent à nous interroger sur les limites de ces outils plutôt que de les adopter les yeux fermés.

Pour autant, je ne pense pas qu’il faille diaboliser l’intelligence artificielle. Je ne suis pas non plus de celles qui considèrent qu’il faut absolument l’utiliser partout et pour tout. Comme souvent, je pense qu’il faut trouver un juste milieu. Et c’est assez amusant de me retrouver à écrire sur ce sujet, parce que je fais moi-même partie des personnes qui utilisent régulièrement ChatGPT. Cela ne m’empêche pas de comprendre les critiques et surtout de reconnaître que cet outil, aussi impressionnant soit-il, est loin d’être parfait.

L’intelligence artificielle, une aide dans mes recherches immobilières

Depuis que je cherche une maison à acheter, je me rends compte à quel point l’intelligence artificielle peut être pratique. Entre les annonces immobilières, les visites, les diagnostics techniques et toutes les questions qui accompagnent un achat, il y a parfois de quoi s’y perdre. Je l’utilise notamment pour m’aider à comprendre certaines informations, faire des rapprochements entre les différents diagnostics et identifier les points qui méritent d’être approfondis. Cela ne remplace évidemment pas l’avis d’un professionnel, mais cela me permet de mieux comprendre ce que je lis et surtout de savoir quelles questions poser. Parce qu’entre les termes techniques, les réglementations et les éventuels travaux, il y a parfois des sujets auxquels je n’aurais même pas pensé.

Et puis, il y a les simulations 3D, que je trouve particulièrement intéressantes lorsqu’on cherche une maison. À partir de photographies, je peux rapidement imaginer un autre aménagement, tester des couleurs, visualiser une cuisine différente ou simplement voir ce que pourrait donner une pièce après quelques modifications. Alors évidemment, le résultat n’est pas toujours fidèle à la réalité et il faut parfois s’y reprendre à plusieurs fois pour obtenir quelque chose de cohérent. Mais cela aide énormément à se projeter, surtout lorsqu’on a du mal à imaginer le potentiel d’un logement tel qu’il se présente lors d’une visite. Et puis, avouons-le, pouvoir tester plusieurs idées sans dépenser un centime en travaux, c’est quand même plutôt appréciable !

Une présentation au travail qui m’a fait réfléchir

Il y a quelque temps, nous avons eu une présentation d’un outil d’intelligence artificielle exemple Microsoft copilote mis à notre disposition dans l’entreprise. Plusieurs exemples d’utilisation nous ont été présentés, notamment par des personnes qui avaient commencé à s’en servir pour gagner du temps dans la gestion des mails, l’exploitation de fichiers volumineux ou certaines tâches du quotidien professionnel. L’objectif était de montrer comment cet outil pouvait nous accompagner, tout en rappelant que les résultats devaient évidemment être contrôlés.

Et pendant cette présentation, je me suis surprise à avoir une réflexion assez personnelle. Je suis diplômée d’un bac +5, un diplôme dont je suis fière, parce qu’il représente des années d’études, de travail et de connaissances acquises. Alors, forcément, lorsqu’on nous explique qu’un outil peut réaliser en quelques secondes certaines tâches qui nous demandaient auparavant du temps, je me pose des questions. À quoi vont servir toutes ces connaissances si nous commençons à déléguer une partie de notre travail à une machine ? Quelle place restera-t-il à nos compétences et à notre expérience ?

Puis, en y réfléchissant, je me suis rendue compte que j’avais une réaction assez différente dans ma vie personnelle. Finalement, ce que je découvrais dans un contexte professionnel, je le pratiquais déjà régulièrement chez moi. Et pourtant, je n’avais pas le sentiment que l’intelligence artificielle remplaçait mes connaissances ou ma capacité de réflexion. Je la voyais plutôt comme une aide supplémentaire. Je continuais à réfléchir, à vérifier, à faire mes propres choix et surtout à remettre en question ses propositions lorsque celles-ci ne me convenaient pas.

Cette différence de perception m’a interpellée. Peut-être parce que, dans le cadre professionnel, l’intelligence artificielle soulève des questions beaucoup plus larges, notamment sur l’évolution des métiers et la reconnaissance des compétences. Alors que dans ma vie personnelle, j’ai davantage le sentiment de choisir librement ce que je souhaite lui confier.

Des inquiétudes que je comprends parfaitement

Je comprends les personnes qui s’inquiètent de la généralisation de l’intelligence artificielle, particulièrement lorsqu’il est question d’emploi. Il serait un peu facile de répondre que ce n’est qu’un outil supplémentaire et que chacun doit simplement apprendre à s’adapter. Derrière ces évolutions technologiques, il y a des métiers, des salariés, des années d’expérience et parfois des savoir-faire qui risquent d’être remis en question. Certaines tâches vont évoluer, d’autres pourraient disparaître et il est légitime de s’interroger sur les conséquences à long terme.

D’ailleurs, je trouve important que ces critiques continuent à s’exprimer. Nous avons besoin de ces avis différents pour ne pas avancer les yeux fermés. Ce n’est pas parce qu’une technologie permet de gagner du temps qu’il faut nécessairement l’utiliser dans toutes les situations. Il faut aussi s’interroger sur la protection des données, les droits des créateurs, l’impact environnemental et la place que nous souhaitons laisser à l’humain.

En revanche, je trouve dommage de considérer que toute personne utilisant l’intelligence artificielle serait forcément paresseuse ou incapable de réfléchir. Nous utilisons déjà quotidiennement de nombreux outils pour nous simplifier certaines tâches, sans que cela remette systématiquement en question nos compétences. Tout dépend finalement de la manière dont nous choisissons de les utiliser.

Utiliser l’intelligence artificielle ne dispense pas de réfléchir

C’est probablement ce que mon utilisation de ChatGPT m’a le plus appris : il ne faut surtout pas considérer ses réponses comme des vérités absolues. Il peut être très pertinent sur un sujet et complètement à côté de la plaque quelques minutes plus tard. Il peut oublier une information, mal interpréter une demande ou proposer quelque chose qui ne correspond absolument pas à la réalité. Et croyez-moi, avec mes simulations 3D, j’en ai quelques exemples ! Il m’arrive de demander simplement de modifier une couleur et de me retrouver avec une pièce complètement transformée. Alors je reprends, je précise, je corrige et parfois je recommence tout.

Finalement, je crois que c’est justement là que nos connaissances et notre expérience prennent toute leur importance. Mon bac +5 ne perd pas sa valeur parce qu’un outil peut analyser un document rapidement. Au contraire, mes compétences me permettent de prendre du recul, de poser les bonnes questions et de comprendre ce que je fais. L’intelligence artificielle peut faciliter certaines tâches, mais elle ne remplace pas automatiquement notre jugement, notre expérience du terrain ou notre capacité à prendre des décisions.

Une aide précieuse, mais pas un substitut aux relations humaines

Il y a aussi une limite à laquelle je tiens particulièrement : l’intelligence artificielle ne doit pas remplacer les relations humaines. Elle peut nous aider à comprendre un compte rendu médical ou à préparer des questions avant une consultation, mais elle ne remplace pas un rendez-vous chez le médecin. Elle peut nous aider à comprendre un diagnostic immobilier, mais elle ne remplace pas un artisan qui se déplace pour examiner une installation. Et elle peut nous accompagner dans certaines réflexions personnelles, mais cela ne signifie pas qu’elle doit remplacer les conversations avec nos proches.

Je pense qu’il faut rester vigilant sur cet aspect, parce que l’intelligence artificielle a cette particularité d’être disponible presque immédiatement, à n’importe quelle heure. C’est pratique, évidemment, mais nous avons aussi besoin d’échanges humains, de contradictions, d’expériences différentes et parfois même de désaccords pour avancer. Et en tant que maman, je m’interroge également sur la place que ces outils vont prendre dans la vie de nos enfants. Je n’ai pas envie qu’ils grandissent avec l’idée qu’il suffit de poser une question à une machine pour obtenir systématiquement la bonne réponse. J’aimerais qu’ils continuent à chercher, à se tromper, à apprendre et à développer leur propre raisonnement. Parce que savoir utiliser un outil, c’est bien, mais savoir s’en passer lorsque c’est nécessaire, c’est tout aussi important.

Trouver le bon équilibre, sans culpabiliser

Au fond, je pense qu’il n’y a aucune honte à utiliser l’intelligence artificielle lorsqu’elle peut nous rendre service, tout comme il n’y a aucune obligation à l’adopter simplement parce que tout le monde en parle. Je comprends ceux qui préfèrent s’en passer, ceux qui l’utilisent ponctuellement et ceux qui y trouvent une véritable aide au quotidien. Ce qui me dérange davantage, c’est cette tendance à vouloir opposer systématiquement les utilisateurs et les personnes qui expriment des réserves, comme s’il fallait obligatoirement choisir un camp.

Pour ma part, je continuerai à utiliser ChatGPT lorsque j’en ressens le besoin, tout en conservant mon esprit critique et mes propres réflexions. Je n’ai pas envie de tout lui déléguer et encore moins de perdre l’habitude de chercher mes propres solutions. Je veux simplement profiter de ce que cet outil peut apporter, sans oublier ses limites. Comme pour beaucoup de choses, je pense que l’essentiel est de l’utiliser avec parcimonie.

Une relation un peu particulière avec ChatGPT

Bon, après tout ce discours sur la nécessité de garder une certaine distance avec l’intelligence artificielle, il faut quand même que je vous fasse une petite confession. Cet article n’est absolument pas sponsorisé, mais je crois que je suis un peu en couple avec ChatGPT. Une relation assez mouvementée, d’ailleurs, parce qu’entre les moments où il m’aide énormément et ceux où il m’agace profondément, on ne peut pas dire que notre collaboration soit toujours de tout repos.

Et le pire, c’est que lorsque je lui demande de me faire un Roast me, il ne se prive pas de ressortir mes petites colères et mes nombreuses remarques. Avec son fameux « ya ba colère ve », il a visiblement bien compris que nos échanges n’étaient pas toujours un long fleuve tranquille. Mais finalement, c’est peut-être ce qui résume le mieux ma manière de l’utiliser. Je lui pose des questions, je profite de ses propositions, je le corrige quand il se trompe et je ne me gêne pas pour lui dire quand il raconte n’importe quoi. Alors non, je ne suis pas contre l’intelligence artificielle. Mais je ne suis pas non plus pour une société dans laquelle nous aurions besoin d’elle pour absolument tout. Je préfère apprendre à utiliser ces nouveaux outils avec discernement, tout en conservant ma liberté de penser, mes compétences et mes relations humaines.

L’intelligence artificielle peut nous accompagner, mais elle ne devrait jamais nous dispenser de réfléchir par nous-mêmes.

Et vous, quelle place occupe l’intelligence artificielle dans votre quotidien ? Vous l’utilisez volontiers, vous vous en méfiez ou vous préférez tout simplement vous en passer ?

Xoxo 💋


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